Dans la nuit du 6 au 7 octobre, un bombardement de l’armée russe a détruit et totalement brûlé la clinique vétérinaire d’un refuge spécialisé dans la réhabilitation d’oiseaux sauvages.
Au moment du bombardement, au milieu de la nuit, il y avait dans la clinique 5 patients : un faucon crécerelle aveugle, une jeune bondrée apivore, un aigle pomarin, un faucon crécerelle et un hibou moyen-duc figurant sur la liste rouge.
Ces oiseaux, après avoir été soignés de blessures bien souvent infligées par la guerre, devaient rejoindre leur habitat naturel quand leur état le permettrait. Ces refuges sont tenus par des volontaires, des passionnés spécialisés ; il y a donc peu de fonds financiers. Toute destruction, en plus de la mort des oiseaux, est une catastrophe pour l’accueil des prochaines espèces blessées qui auront besoin d’aide, et cela afflue régulièrement.
Ce qui reste du refuge aujourd’hui




Il faut aider à réparer et remettre en marche les lieux, c’est urgent, les pertes sont très importantes : « L’installation est irrécupérable ; nous devons tout reconstruire à partir de zéro. Tout l’équipement a été complètement détruit : le générateur, l’onduleur, les panneaux solaires, deux réfrigérateurs et un congélateur, le concentrateur d’oxygène, le climatiseur qui servait à la fois au chauffage et à la climatisation, l’humidificateur, le nébuliseur pour les inhalations, la lampe germicide… Sans oublier un vaste assortiment de médicaments divers, des seringues pour toutes les éventualités, des couches, des gants, des instruments chirurgicaux, de nombreux capuchons et bagues de baguage pour le baguage des oiseaux. De la nourriture : près d’une tonne d’aliments spécifiques à chaque espèce, tout le nécessaire pour assurer une réhabilitation efficace des oiseaux. Tout cela avait été accumulé au fil des années. Nous en étions très fiers. Nous ne pouvons même pas compter tout ce que nous avons perdu en deux heures. Mais la plus grande perte, ce sont les oiseaux. »
Ces lieux de refuge et de soins spécialisés pour la faune sauvage en Ukraine sont extrêmement importants, car ils sont rares et la guerre décime la faune sauvage !
Le pays abrite 35 % de la biodiversité de l’Europe et est une étape majeure de la migration des oiseaux.
Les oiseaux migrateurs blessés en Ukraine sont ceux que l’on peut admirer par périodes en France et ailleurs dans l’ouest de l’Europe. Cette faune, c’est la nôtre à tous. Aidons à la protéger !
Motanka aide à la collecte pour ce sanctuaire d’oiseaux sauvages.
Pour soutenir et aider, ne fût-ce qu’un euro, 10 euros ou bien plus, cela compte beaucoup.
Le refuge avant le bombardement







